FAQ mastering audio : préparer vos mix, choisir vos masters et valider le résultat


L’étape du mastering est la dernière avant la diffusion de vos titres ou la fabrication de vos disques.

Le mastering et la gravure des masters sur vinyle sont la spécialité du studio de mastering Pixelgroove.

Dans ce parcours de création, notre ingénieur de mastering et de gravure Olivier Classe écoute et travaille personnellement chaque projet pour magnifier vos titres, leurs intentions musicales et artistiques, assurer la cohérence et préparer les fichiers réellement nécessaires à sa sortie.

Cette FAQ de mastering audio rassemble les questions posées par les clients du studio.

/!\ Les réponses détaillées sur la gravure Vinyle, la durée des faces et la fabrication des disques se trouvent dans la FAQ gravure vinyle.

Vous trouverez la plupart des réponses aux questions posées par les clients de Pixelgroove, apportées soit par Sylvain Ehinger, soit par Olivier Classe.


Comprendre le mastering audio


Qu’est-ce que Pixelgroove ?

Pixelgroove est un studio de mastering professionnel créé par Sylvain Ehinger, initialement installé à Mathod, puis au Brassus, en Suisse.

Depuis 2026, le studio est situé à Lille, dans le nord de la France. Bien sûr, nous continuons d’accompagner les artistes, les labels et l’ensemble de nos clients en Suisse.

À l’origine, Pixelgroove proposait du mastering, du mixage et de la production musicale.

Plusieurs générations d’ingénieurs du son pro, de producteurs et de compositeurs professionnels, issus de genres musicaux très variés, s’y sont succédé. La devise était alors « We make it sound ».

Au fil des années, le studio s’est progressivement concentré sur le mastering et la gravure de vinyles, en mettant de côté la production musicale.

Et aujourd’hui ?

Depuis son installation à Lille en 2026, Olivier Classe, ingénieur mastering, assure le mastering et la gravure de vinyles à l’unité. Lorsque vous nous écrivez dans le chat, c’est Olivier qui vous répond.

Sylvain Ehinger, fondateur de Pixelgroove, se consacre désormais de nouveau à la production musicale, notamment à travers ses projets Xewin et Zeal Minus.

Mettez-y une oreille, c’est vraiment très, très bien ! Et si vous cherchez un producteur, vous pouvez lui écrire à sylvain@pixelgroove.ch.

Et notre devise du moment :

Pixelgroove : « Dig Your Own Groove. »


À quoi sert le mastering ?

Le mastering finalise un morceau pour qu’il transcrive au mieux en termes de son et en termes d’intention musicale, qu’il reste lisible sur différents systèmes d’écoute. C’est une écoute et un traitement de l’équilibre global, la dynamique, le volume et la restitution sur les supports prévus. Pour un album, le but est aussi de renforcer ou de créer une homogénéité entre les titres sans effacer leur singularité propre.

Historiquement, le mastering consistait à transférer les bandes vers le support de fabrication avec la plus grande fidélité possible. Cette mission existe toujours, mais le travail comporte aujourd’hui une dimension artistique et d’accompagnement des artistes et confrères/consœurs mixeurs plus importante.


Quelle est la différence entre le mixage et le mastering ?

Le mixage construit l’équilibre entre les pistes : les voix, les instruments et les effets à partir des pistes séparées.

Le mastering intervient ensuite, sur le mix, c’est-à-dire un mix stéréo finalisé. Au master, on se concentre sur le morceau dans son ensemble et non plus telle piste, telle piste, etc. qui est le job du mixage.


Que peut corriger le mastering, et quelles sont ses limites ?

Le mastering peut atténuer certains défauts localisés, améliorer la lisibilité générale et corriger, en dernier recours, quelques sifflantes, consonnes trop présentes ou petits bruits, un instru pas vraiment dans le mix etc. Il ne peut pas recréer une information absente ni remplacer les choix fondamentaux du mixage ou de la prise de son. Quand une correction est encore possible au mix, elle sonne généralement plus naturellement que la même intervention au master.

Si aucune autre source n’existe, nous faisons toujours le maximum avec le fichier principal disponible.


Pouvez-vous retirer les clics, les bruits ou les grésillements audibles ?

Dans la mesure où c’est techniquement possible, oui. Pendant le mastering, je corrige les clics et les autres défauts audibles lorsqu’ils gênent l’écoute. Si une correction peut être réalisée plus proprement dans le mix, je le signale afin que nous repartions de la meilleure source possible. Si elle ne peut pas être effectuée au mixage, je fais au mieux avec le fichier disponible et j’indique lorsqu’un défaut ne peut pas être supprimé correctement.

Pour un enregistrement ancien dont les pistes d’origine n’existent plus, je peux entreprendre une véritable restauration. J’utilise alors des outils spécialisés afin de supprimer ou de réduire le bruit de fond et les grésillements. Lorsqu’un défaut ne peut pas disparaître complètement, le travail consiste à le masquer autant que possible pour que les effets du temps ne détournent plus l’attention de la musique.

Les petites corrections peuvent être incluses dans le mastering. Une restauration complexe ou particulièrement longue est étudiée au cas par cas et fait l’objet d’un devis.


Qui écoute et travaille sur mon projet ?

Olivier Classe, ingénieur de mastering, écoute et travaille personnellement chaque master. Les décisions sont toujours prises au service de la musique, de l’intention du projet par rapport aux supports de destination.


Acceptez-vous tous les styles, les projets autoproduits et les enregistrements en concert ?

Oui. Nous travaillons avec tous les styles de musique et avec des projets produits en studio, à domicile ou sur scène. Pour un projet autoproduit, un échange en amont peut être particulièrement utile lorsque l’artiste ou le musicien a besoin d’une oreille fraîche et de recul sur son propre mix. Pour un enregistrement en concert qui ne peut plus être modifié, nous exploitons au mieux la matière sonore disponible. Le principe est toujours de faire le mieux possible avec ce qu’on a et ce que souhaite le client.


Proposez-vous aussi l’enregistrement, le mixage ou le stem mastering ?

Pixelgroove se consacre au mastering uniquement : nous ne proposons ni enregistrement ni mixage. Le stem mastering peut être envisagé si le client le demande, notamment lorsqu’il subsiste un doute sur le volume ou le traitement de certains éléments du mix.

Si le seul point à ajuster concerne la voix, vous pouvez envoyer deux stems stéréo : l’instrumental et la voix. Cette configuration reste au tarif d’un mastering normal et je ne la considère pas comme un stem mastering supplémentaire.

Lorsqu’il faut aller plus loin, les stems sont regroupés par familles de timbres, par exemple basse et batterie, guitares ou synthétiseurs, puis voix. Ce travail supplémentaire demande plus de temps : il est donc facturé plus cher, sur devis.

Je ne pousse pas au stem mastering lorsqu’il n’est pas nécessaire. Le mix stéréo reste généralement la solution la plus simple et la plus économique. Si le stem mastering est utile au projet, nous le faisons sans problème après avoir défini ensemble les groupes de pistes à fournir.


Utilisez-vous du matériel analogique ou des outils numériques ?

Nous utilisons une chaîne de mastering hybride, analogique et numérique. Le numérique permet notamment le nettoyage et tout le travail précis ; l’analogique peut si besoin apporter une couleur lorsqu’elle sert le morceau. Certains mix ont déjà toute la personnalité nécessaire et n’ont pas besoin d’une coloration supplémentaire. La machine n’est jamais une fin en soi : elle reste au service de la musique, de la qualité sonore et de l’émotion.


Qu’est-ce que le traitement Mid/Side en mastering ?

Dans un fichier stéréo, le son est normalement représenté par un canal gauche et un canal droit. Le traitement Mid/Side, ou M/S, permet de le considérer autrement :

  • le Mid correspond à la somme des canaux gauche et droit, donc principalement à ce qui se trouve au centre et reste présent lors d’une écoute en mono ;

  • le Side correspond à ce qui diffère entre les canaux gauche et droit et participe à la largeur stéréo.

En mastering, je peux travailler séparément le Mid et le Side pour ajuster l’espace, faire ressortir certains éléments, rentrer un peu une réverbération ou appliquer une égalisation ciblée. Cette technique peut aussi servir à contrôler des graves en opposition de phase qui poseraient un problème lors de la gravure d’un vinyle.


Peut-on assister à une séance de mastering ?

Oui, sur rendez-vous, dans la limite de deux personnes en plus d’Olivier. L’échange le plus utile se situe souvent en amont de la séance, lorsqu’une petite correction du mix peut encore améliorer sensiblement le son final.


Mon projet reste-t-il confidentiel avant sa sortie ?

Oui. Nous ne parlons pas d’un projet inédit et n’en diffusons aucun extrait avant sa publication. Après la sortie, nous relayons avec plaisir vos projets quand ils sont devenus publics afin d’aider le projet à vivre.


Choisir une prestation de mastering et commander


Puis-je faire faire un test master avant de commander ?

Oui. Après avoir écouté le morceau et compris le projet, nous pouvons réaliser un test master gratuit, généralement sur un extrait. Les commandes en cours restent prioritaires et aucun délai fixe n’est promis pour ce test. Nous réalisons un essai raisonnable pour évaluer notre travail, pour un test gratuit, expliquez-nous votre projet, ce que vous souhaitez et nous nous organiserons.


Que faut-il préciser lors du premier contact ?

Indiquez le nombre de titres, leur style, leur univers, le contexte du projet, votre échéance et les supports prévus.

Précisez aussi si les mix sont définitifs ou si de petites corrections restent possibles. Une ou deux références commentées peuvent nous aider à comprendre la direction recherchée, qu’il s’agisse d’un son précis ou simplement d’un état d’esprit.


Quel est le prix du mastering d’un titre, d’un mini-album ou d’un album ?

Le prix est calculé à partir de la grille et du configurateur du site. Pour un projet situé entre deux forfaits, le calcul titre par titre peut parfois être plus avantageux. Un ensemble cohérent traité dans une même session coûte aussi moins cher que les mêmes titres publiés comme singles et masterisés séparément à plusieurs mois d’intervalle.

Un morceau, même court, compte normalement comme un mastering complet, car il doit être écouté, réglé et exporté comme les autres titres.

Selon le projet, une introduction, une conclusion ou plusieurs interludes demandant très peu de traitement peuvent toutefois être regroupés et comptés comme un seul morceau. Cette décision se prend après écoute, au cas par cas.

Un morceau exceptionnellement long demande souvent davantage d’automations de volume ou d’EQ et de temps d’export ; il peut donc faire l’objet d’un supplément.


Qu’est-ce qui est compris dans le prix de base ?

Le tarif de base comprend un master principal destiné soit à la sortie numérique, soit au vinyle. Si les deux versions sont nécessaires, la seconde est ajoutée en option puisqu’elle demande un travail différent. Les déclinaisons pour certains usages, le MP3, le DDP pour le CD et les autres services sont proposés séparément dans le configurateur. Ces livrables sont des fichiers : la fabrication de CD ou de vinyles physiques se commande séparément.


Quel délai faut-il prévoir, et acceptez-vous les urgences ?

Le délai indicatif est de cinq à dix jours ouvrés à partir du règlement de la commande, parfois davantage selon la charge du studio. Pour un titre, une livraison urgente sous vingt-quatre heures est parfois possible, après confirmation par message. Ce délai n’est pas réaliste pour un album, dont le planning doit être confirmé séparément. Indiquez toujours votre échéance avant de commander afin que nous puissions confirmer le créneau ou, si nécessaire, vous orienter vers un confrère disponible.


Comment se passent le devis, la commande et le paiement ?

Le devis et la commande passent par le site. Le règlement s’effectue par carte ou, lorsque cela convient, par virement bancaire ; la commande est confirmée à réception du paiement et les éventuels frais de virement restent à la charge du client. La réservation d’un créneau se fait auparavant par la messagerie du site, par courriel ou par téléphone. Si votre compte ou votre commande n’apparaît pas comme prévu, contactez-nous afin que nous vérifiions la situation.


Acceptez-vous les versions instrumentales, radio, sans paroles explicites ou a cappella ?

Oui. Une version instrumentale séparée est considérée comme un mastering additionnel. Elle est facturée au tarif du mastering additionnel en vigueur sur le site.

Les autres versions dérivées du même mix, par exemple une version radio, PBO, clean ou a cappella, sont facturées selon le travail de recall et d’export nécessaire, par l’option correspondante du site ou sur devis.


Conseils pratiques : les points clés du mastering audio


Avant l’envoi, vérifiez quatre points essentiels :

  • un fichier WAV ou AIFF issu directement de la session de mixage à la fréquence où le projet a été mixé ;

  • la meilleure résolution disponible, sans conversion artificielle de fréquence ;

  • une version sans limiteur, plus une version traitée si ce traitement fait partie du son du morceau ;

  • des noms de fichiers clairs, l’échéance et les supports prévus.


Préparer et envoyer les fichiers audio


Dans quel format faut-il envoyer les mix ?

Pour préparer un mix pour le mastering, nous préférons un fichier WAV ou AIFF en 32 bits flottants, ou à défaut en 24 bits, à la fréquence d’échantillonnage utilisée pendant le mixage. Il ne faut pas convertir artificiellement un projet en 96 kHz s’il a été travaillé en 44,1 ou 48 kHz. Si aucune source plus qualitative n’existe, nous pouvons aussi travailler à partir d’un fichier compressé ou d’un ancien support, mais la qualité finale dépendra toujours de la source de départ.


Faut-il laisser une marge de niveau précise avant le mastering ?

Non : nous ne demandons pas un volume ou un gain de sortie arbitraire comme −6 dB. En 24 bits, veillez surtout à fournir un fichier non écrêté ; il n’est pas nécessaire de viser arbitrairement −6 dBFS. Un véritable fichier 32 bits flottants peut conserver des crêtes au-dessus de zéro et permettre de les ramener sans aucune perte ; il ne peut toutefois pas réparer un écrêtage déjà produit dans un convertisseur, un plug-in ou une étape antérieure de la chaîne.


Faut-il retirer le limiteur, la compression ou la saturation du bus master ?

Envoyez de préférence une version sans limiteur. Si une compression, une saturation ou une coloration fait réellement partie du son du mix, fournissez si possible les deux versions : avec et sans ce traitement. Nous pourrons les comparer et retenir celle qui permet le rendu le plus adapté sans perdre votre intention.


Puis-je joindre des morceaux de référence ?

Oui. Une ou deux références suffisent généralement si vous précisez ce que vous y recherchez : une couleur, une énergie, un équilibre, une densité ou une atmosphère.

Une référence peut aussi traduire un état d’esprit sans être un modèle sonore à copier.


Qu’est-ce qu’un retour sur le mix, et est-il systématique ?

Un retour sur le mix est une suggestion de correction avant mastering lorsqu’elle permettrait d’obtenir un rendu plus abouti. Il n’est pas systématique. Si vous considérez votre mix comme terminé, nous évitons de vous demander des changements ; si vous attendez un avis, dites-le dès le départ et nous vous signalerons les points réellement utiles et productifs.


Comment nommer et envoyer les fichiers ?

Le plus simple est de regrouper les fichiers dans une archive ZIP portant le nom de l’artiste ou du projet, et de commencer chaque nom de fichier par ce même nom. Utilisez la Dropbox du studio ; le lien est en haut ou en bas de la page selon les pages. En cas d’échec ou d’allergie aiguë à Dropbox (oui, oui, ça s’est déjà vu 😉 ), un service de transfert comme SwissTransfer est tout à fait OK aussi.

Nous envoyons normalement une confirmation de réception. Si vous n’avez aucune nouvelle, contactez-nous afin de vérifier que tous les fichiers sont bien arrivés.


Puis-je remplacer un mix déjà envoyé ?

Oui, tant que le mastering n’a pas commencé. Lorsqu’une correction a été demandée après notre première écoute, le nouveau mix remplace l’ancien sans supplément puisque le master n’a pas encore été réalisé. Une fois le travail effectué, le remplacement de la source demande de reprendre les nettoyages et les réglages : un rappel de session (RECALL) est alors généralement facturé, voire un nouveau master si le mix a profondément changé.


Choisir les masters et préparer un album


Pourquoi faut-il préciser dès le départ les supports prévus ?

Une sortie numérique, une vidéo, un CD, une cassette et un vinyle ne nécessitent pas exactement le même traitement ni les mêmes fichiers. Connaître les destinations avant de commencer permet d’intégrer leurs contraintes au mastering et de préparer des versions cohérentes entre elles.


Quels fichiers pouvez-vous livrer ?

Vous recevez le master correspondant au support commandé : version haute définition 24 bits, version destinée au streaming, version pour YouTube, vinyle, cassette ou autre usage prévu dans la commande.

Si vous avez besoin de plusieurs formats, chacun doit être sélectionné sur le site. Par exemple, un master principal et une version pour YouTube sont deux livrables distincts.

Le livrable standard du mastering est un fichier stéréo. Pour un album, les morceaux sont livrés séparément. Pour le vinyle et la cassette, nous fournissons un fichier continu par face ainsi que les titres séparés.

Nous ne livrons normalement pas de stems ni de groupes de pistes après le mastering. Si vous avez besoin d’autres exports séparés, la demande peut être étudiée au cas par cas et faire l’objet d’un devis.


À quoi sert un DDP pour le CD ?

Le DDP est l’image complète d’un CD audio destinée à l’usine de fabrication. Il contient le programme, l’ordre, les pauses et, lorsqu’elles ont été fournies et commandées, les informations compatibles comme les codes ISRC, le code catalogue et le CD-Text. Nous le livrons avec un lecteur permettant d’écouter et de contrôler l’ensemble avant fabrication. NB : Pixelgroove ne fabrique pas les CD physiques.


Faut-il envoyer tous les titres d’un mini-album ou d’un album en même temps ?

Pour le mastering d’un album ou d’un mini-album, nous avons besoin de tous les titres afin de construire une session cohérente et de comparer les titres entre eux. Des morceaux réalisés à des dates différentes s’harmonisent sans problème en session de mastering. Un titre reçu plus tard est traité comme un master séparé ; un single déjà publié peut servir de repère si vous souhaitez conserver la même esthétique.


Qui décide de l’ordre des titres, des silences et des transitions ?

Nous respectons l’ordre proposé par l’artiste et pouvons aussi faire des suggestions s’il le souhaite. Les espacements, fondus et transitions sont généralement réglés à l’oreille lors des premiers masters, puis validés avec le client. Lorsqu’un vinyle est prévu, la position d’un titre sur la face peut conduire à conseiller un ordre différent ; les détails sont expliqués dans la FAQ dédiée au vinyle.


Écouter, corriger et récupérer les masters


Comment se passent les échanges pendant le mastering ?

Il y a toujours au minimum une étape d’écoute et de validation des masters avant la livraison définitive.

Pour un album, nous échangeons généralement une à trois fois pendant le travail. Pour un single, un ou deux messages peuvent suffire. Ces nombres restent indicatifs et dépendent du projet. Cette étape du mastering permet de comprendre plus précisément votre intention et votre univers afin de réaliser le mastering qui convient réellement au projet.


Comment comparer correctement le mix et le master ?

Comparez-les au même volume d’écoute : sinon la version la plus forte paraît toujours mieux, c’est le biais de volume. Commencez par votre écoute habituelle, sur le système que vous connaissez le mieux, puis vérifiez si nécessaire au casque, sur votre chaîne, en voiture ou sur un téléphone. Nous pouvons fournir une version à niveau d’écoute matché au mix (option EQUAL LOUDNESS) ; ça aide à juger le master sans être trompé par le gain de niveau.


Comment demander une retouche, et combien sont incluses ?

Pour demander une retouche de mastering, indiquez le titre et, si besoin, le minutage lorsqu’un passage précis est concerné, puis décrivez ce que vous ressentez : trop ou pas assez de grave, voix trop présente, impression globale trop dense, par exemple. Ces indications pratiques nous guident vers la correction essentielle. Les retouches raisonnables nécessaires à la finalisation sont incluses tant que nous travaillons encore sur le projet. Il est rare d’avoir besoin de plus de deux ou trois retours, mais ce nombre ne constitue pas un quota rigide. Le master reste toutefois tributaire du mix et ne peut pas devenir un morceau fondamentalement différent.

/!\ Après validation, export et livraison du projet, une modification qui nécessite un recall est payante.


Que faut-il vérifier avant de valider définitivement ?

Contrôlez le son, l’ordre des titres, les débuts et les fins, les silences, les fondus, les espacements et les noms de fichiers. Si l’option de métadonnées a été commandée, relisez également les titres, artistes et codes transmis. Ces données sont saisies par une personne : elles doivent toujours être contrôlées par une autre avant fabrication ou distribution.

Une fois les masters validés puis livrés, le rendu, le séquençage et les données approuvées sont considérés comme définitifs.


Comment récupérer mes masters et combien de temps sont-ils conservés ?

Nous vous envoyons un courriel avec les fichiers à écouter et le lien de téléchargement. Ce lien reste disponible pendant deux mois : téléchargez et sauvegardez vos masters pendant cette période. Si le lien ne fonctionne pas ou si un fichier manque, contactez-nous.

Nous conservons souvent une archive des masters, des sessions et des mix sources, sauf demande contraire, sans garantie de conservation permanente. Votre propre sauvegarde reste donc indispensable. Si une ancienne archive existe encore, sa recherche, sa restauration et sa remise à disposition sont facturées 30 CHF hors taxes par projet.

Pour les traitements analogiques, nous conservons une feuille de RECALL par morceau avec les réglages des machines. Elle permet une reprise très la plus fidèle possible.


Comment créditer le mastering ?

Vous pouvez utiliser la formulation suivante : « Mastering @pixelgroove studio par Olivier Classe ».


Remastering audio et supports particuliers


Pouvez-vous remasteriser un ancien album provenant d’une bande, d’une cassette DAT ou d’un CD ?

Pour un remastering audio, nous partons toujours de la meilleure source disponible que vous ayez.

– Un transfert consiste à lire ou numériser la source sans modifier son contenu.

– Une restauration retire les défauts récupérables d’une source dégradée.

– Le remastering repart ensuite des mix d’origine ou de la meilleure copie restante pour construire de nouveaux masters et leur apporter une vraie plus-value.

Nous pouvons lire les bandes quart de pouce au studio. Les bandes demi-pouce, les DAT et les autres supports sont confiés à un partenaire spécialisé lorsque nécessaire, sur devis.


Proposez-vous un mastering pour cassette audio ?

Oui. Nous adaptons le volume et la dynamique au comportement analogique de la cassette. Nous livrons, en 24 bits / 44,1 kHz et en 16 bits / 44,1 kHz, un fichier continu par face, les titres séparés et une fiche récapitulative destinée au duplicateur, car les pratiques et les normes de fabrication varient d’un prestataire à l’autre.


Préparer un mastering audio pour une sortie vinyle


Que faut-il prévoir pour le mastering d’un projet destiné au vinyle ?

Indiquez dès le premier échange qu’une sortie vinyle est prévue.

Envoyez votre mix final sans limiteur et ne cherchez pas à appliquer vous-même des corrections préventives ou un volume cible.

Les durées par face, l’ordre des titres, les fichiers de fabrication et les contrôles sont détaillés dans la FAQ gravure vinyle : fichiers, durée et qualité d’écoute.

FAQ mastering audio : mix, fichiers et validation | Pixelgroove