FAQ gravure vinyle : préparer votre disque

Cette FAQ gravure vinyle rassemble les réponses utiles pour préparer vos fichiers, choisir le format et comprendre la fabrication.

Dans le langage courant, « pressage vinyle » désigne souvent toute la fabrication d’un disque. Le pressage n’est qu’une étape du processus industriel : avant lui, il faut notamment graver une laque, puis fabriquer les matrices métalliques.

Pour nos petites séries, nous gravons directement les microsillons sur le disque que vous écouterez. Nous utilisons un disque vierge, pressé sans sillons ; la musique est gravée au studio.

Que vous souhaitiez un exemplaire unique, quelques copies, un test avant fabrication ou une expertise, voici les réponses pour préparer vos fichiers, choisir le format et connaître les possibilités.

Bonne lecture.

Quantités et commandes

Peut-on faire graver un seul disque vinyle ou une petite série ?

Oui, c’est le principe. Chez Pixelgroove, nous gravons principalement de 1 à 25 exemplaires. Jusqu’à 50 exemplaires sont parfois possibles, notamment en 7 pouces : il faut en discuter selon le projet.

Vous pouvez choisir votre modèle et votre quantité ici.

Quel format choisir pour un single, un EP ou un album ?

Pour votre premier projet, le choix dépend surtout du temps par face :

Projet, à titre de repère Format Temps conseillé par face en 33 tours En 45 tours
Un titre ou un programme court 7 pouces 5 minutes 4 minutes
Un EP 10 pouces 11 minutes 7 minutes 30 secondes
Un album 12 pouces 15 minutes 10 minutes
Un double album Deux 12 pouces, quatre faces 15 minutes par face, soit 60 minutes au total 10 minutes par face, soit 40 minutes au total

Plus une face est longue, plus il faut serrer les sillons et baisser le volume. Si elle est vraiment longue, il faut parfois aussi compresser et retirer des basses. Ça change forcément le son.

Plus court, aucun problème. Un peu plus long, une légère baisse du volume peut parfois suffire. Trop long, il faut beaucoup le baisser et nous ne pouvons plus garantir la qualité du disque.

Au-delà de 30 minutes au total, un double album permet de répartir le programme sur quatre faces et de rester dans les durées conseillées en 33 tours. La répartition des morceaux compte aussi.

Ce sont des repères, pas des correspondances obligatoires. Un maxi peut aussi se préparer sur un 12 pouces en 45 tours. Choisissez aussi selon le résultat recherché à l’écoute.

Pour deux 12 pouces, discutons de la répartition des morceaux.

Vaut-il mieux choisir 33 ou 45 tours ?

Plutôt 45 tours, si la durée le permet. À distance égale du centre, le sillon défile plus vite sous la pointe, ce qui favorise la restitution des aigus. Pour faire votre choix, comparez les durées sur les fiches produit des trois formats.

Quel est le prix d’un disque vinyle à l’unité ?

Ces configurations comprennent une dubplate noire et des étiquettes blanches, sans pochette carton ni option payante. Les prix ci-dessous s’entendent hors livraison.

Le prix du produit évolue avec vos choix. Partager ce projet permet de conserver votre configuration. Recevoir un devis permet d’en demander le récapitulatif.

Tarifs vérifiés le 8 septembre 2026.

Quels sont les délais ? Peut-on commander en urgence ?

Comptez généralement deux à trois semaines. Pour 25 exemplaires, cela peut être un peu plus long : nous en discutons selon le planning et votre échéance.

L’express est possible jusqu’à cinq exemplaires, selon nos disponibilités :

  • Lille : 24 à 48 heures.

  • France : 48 heures.

  • Suisse : 72 heures.

Ces délais s’entendent en jours ouvrables. Appelez impérativement le studio avant de commander pour confirmer la disponibilité : si le planning est trop chargé, nous ne pouvons pas assurer l’express. Les coordonnées de Pixelgroove sont ici.

Peut-on refaire quelques exemplaires plus tard ?

Oui, bien sûr, sans tout préparer à nouveau. Ça évite les cartons qui traînent pendant des mois et la surproduction. Vous commencez par quelques disques, puis en refaites selon vos besoins : c’est l’intérêt de la production à la demande.

Où retrouver mes commandes et leurs détails ?

Connectez-vous à votre compte Pixelgroove, puis ouvrez la rubrique Commandes. Vous y retrouvez les commandes liées à votre compte et leurs détails. Si une commande n’apparaît pas, contactez le studio.

Fichiers audio et mastering

Quels fichiers peut-on faire graver ?

À peu près tous : WAV, AIFF, MP3, M4A, AAC… Même une note vocale de téléphone ou un message audio. Nous privilégions les WAV ou AIFF en 24 bits, idéalement masterisés pour le vinyle.

Envoyez la meilleure version que vous avez : un mauvais enregistrement ne s’améliore pas tout seul en passant sur disque, mais nous faisons de notre mieux pour préserver sa qualité.

Nommez les morceaux a1_titre, a2_titre, puis b1_titre, selon leur place. Pour un WAV ou AIFF, précisez éventuellement la fréquence si elle diffère de 44,1 kHz (ça évite les erreurs de conversion). Retrouvez les consignes de fichiers Pixelgroove.

L’ordre des morceaux a-t-il une importance ?

Oui. Vers le centre, le sillon défile moins vite sous la pointe : les aigus passent moins bien et la distorsion augmente. Mieux vaut donc placer les morceaux énergiques en début de face, et les plus calmes, avec moins d’aigus, à la fin.

Ce n’est pas une obligation, mais la physique reste la même. Une fois l’ordre choisi, nommez vos fichiers par face et par morceau.

Peut-on graver un master prévu pour Spotify ou le CD ?

Oui. Si votre studio vous a aussi livré un master spécialement préparé pour le vinyle, prenez celui-là : il gravera mieux.

Un master vinyle peut garder plus de dynamique qu’une version très limitée pour le streaming. En gravure, le 0 dB est un repère que l’on peut dépasser. Le 0 dBFS d’un fichier numérique est une limite. Nous réglons le niveau selon la musique, la place disponible et les possibilités de lecture.

Pixelgroove est aussi et surtout un studio de mastering. Olivier Classe, ingénieur mastering, propose le mastering pour vinyle, le streaming et les autres supports.

À la base, notre tour de gravure nous sert à graver les masters que nous réalisons pour les labels et les artistes.

Nous ne fabriquons pas de CD personnalisés.

Faut-il mettre toutes les basses en mono ?

Non, pas du tout, c’est un mythe ! Tant que les basses ne sont pas en opposition de phase, ça peut se graver. Elles peuvent prendre beaucoup de place dans le sillon, mais ça gravera.

Pour préparer vos morceaux, nous proposons aussi le mastering vinyle.

Contrôlez-vous les fichiers avant de graver ?

Oui, nous les contrôlons toujours. Si un problème nous empêche de les graver, nous vous le signalons. Nous vérifions notamment les aigus du signal, qui peuvent générer de la distorsion. Notre logiciel maison permet aussi de prévoir la lecture avec différents types de cellules.

Nous pouvons contrôler les aigus avec un limiteur d’accélération, mais cela modifie un peu le son : mieux vaut que vous validiez le résultat. Nous proposons également une adaptation (payante) d’un master existant, sans tout refaire. Parlons-en avant de commander.

Peut-on faire graver les morceaux d’autres artistes ?

Oui, si vous disposez des droits nécessaires et d’une autorisation officielle écrite de l’artiste ou des ayants droit. Sinon, nous ne pouvons pas accepter le projet. Le principe est le respect du droit d’auteur.

Pochettes, couleurs et personnalisation

Que peut-on personnaliser sur un disque vinyle ?

Vous pouvez personnaliser la pochette et le label, c’est-à-dire le rond central, avec vos visuels. Vous choisissez aussi la sous-pochette, la pochette de protection et la couleur du vinyle. Nous proposons aussi des marbrés et de nombreuses couleurs sur commande. Préparez votre vinyle personnalisé sur les fiches produit Pixelgroove ; pour une couleur particulière, contactez-nous.

Un objet à écouter, à offrir ou à collectionner.

La couleur du vinyle change-t-elle le son ?

Non. La couleur ne change pas le son des vinyles proposés par Pixelgroove. Choisissez la couleur qui vous plaît parmi les supports disponibles.

Quels visuels envoyer pour la pochette et le rond central ?

Pour la pochette en carton, le plus simple est une photo ou une image de 4 000 × 4 000 pixels. Gardez les éléments importants loin des bords : il faut de la place pour les marges et les côtés.

Pour le rond central, un JPEG de 2 000 × 2 000 pixels convient. Pensez à la découpe en cercle et gardez là aussi les éléments importants loin du bord.

L’impression des pochettes est réalisée localement à Lille, sur une presse numérique. Retrouvez cette option sur la page produit de la pochette personnalisée.

Chaque exemplaire peut-il avoir une pochette différente ?

Oui, tout à fait. Nous pouvons faire une pochette différente pour chaque exemplaire. Précisez-nous ce que vous souhaitez avant de commander. Cela représente plus de travail et entraîne donc un surcoût.

Peut-on faire une édition numérotée ?

Oui, dix fois oui ! Nous le faisons régulièrement pour des multiples de poètes ou de plasticiens, ou pour remercier les contributeurs qui ont particulièrement soutenu un groupe. Parlons de votre édition.

Peut-on graver une seule face et dessiner sur l’autre ?

Oui. Pixel to Groove est notre logiciel maison qui transforme des images fixes en dessins gravés dans les sillons du vinyle. Le dessin peut occuper une face vide ou l’espace restant en fin de face.

Préparez un dessin en noir et blanc, sans niveaux de gris, avec des traits suffisamment épais. Contactez-nous pour étudier votre visuel.

FAQ gravure vinyle : fabrication et qualité sonore

Quelle différence entre gravure directe et pressage ?

Chez Pixelgroove, nous gravons directement la musique sur le disque que vous écouterez. Selon votre choix, le vierge est fabriqué par pressage ou découpé dans une plaque de PVC pour les dubplates. Nous y traçons les microsillons. Ce processus s’appelle la gravure directe, ou « lathe cut ».

La qualité sonore obtenue est très proche de celle d’une laque, avec la même tête et le même diamant. Retrouvez nos vinyles à l’unité et petites séries.

Le processus de pressage vinyle commence par le nettoyage de la laque gravée et son traitement au chlorure d’étain. Elle reçoit ensuite une très fine couche d’argent. Le nickel se dépose dans un bain parcouru par un courant électrique : c’est l’électroformage.

Le métal séparé de la laque forme le « père » : les sillons y sont en relief. Il sert à fabriquer une « mère », avec des sillons en creux, puis les « stampers », à nouveau en relief. Ces matrices reproduisent les microsillons. La presse reçoit un stamper par face. Le vinyle y est chauffé et pressé, puis refroidi avant démoulage.

La mère peut être écoutée pour repérer des défauts avant le pressage. Larry Boden explique aussi qu’un dépôt de nickel trop rapide peut déformer la laque et créer un écho de sillon. Ces étapes jouent donc sur le son.

Quel matériel utilisez-vous pour obtenir cette qualité ?

Une tête de gravure Caruso, fabriquée à la main en Suisse par Flo Kaufmann, des diamants taillés avec précision par MyShank en Bretagne et des disques vierges de très grande qualité.

Cette tête et ce diamant peuvent aussi servir à graver des laques. Le support change, mais nous conservons un matériel de grande précision. Vous trouverez les vierges disponibles sur nos pages produit.

Je remercie chaleureusement Sylvain Ehinger, alias Xewin, également membre de Zeal Minus, ainsi que mes collègues de Translab, Benjamin Joubert de Biduloscope et Barry Grint chez AIR Studios, pour le savoir et les techniques que nous partageons.

Y a-t-il davantage de bruit de fond que sur une laque ?

Oui. Le bruit de fond est plus élevé sur nos vinyles gravés que sur une laque bien gravée. La laque est un matériau plus souple.

Écoute et conservation

Peut-on valider le résultat à l’écoute avant fabrication ?

Oui. Avant de produire plusieurs copies, nous envoyons généralement un disque gravé, représentatif des exemplaires qui suivront.

Pour un à cinq exemplaires, nous proposons aussi un BAT audio : un fichier numérique qui simule assez fidèlement la gravure grâce au logiciel développé par nos talentueux et appréciés collègues de TDR.

À l’écoute, la version gravée sonne généralement très légèrement mieux.

L’option BAT audio se choisit sur la page produit. Pour un test physique, contactez-nous.

Pouvez-vous faire un essai avant un pressage ou examiner un disque réalisé ailleurs ?

Oui. Nous pouvons graver un essai à partir d’un prémastering avant la fabrication en usine.

Nous intervenons aussi en contre-expertise, même si nous n’avons réalisé ni le master ni la gravure d’origine. Nous pouvons regraver pour comparer les résultats et, si nécessaire, faire refaire une laque. Quand les échanges avec une usine bloquent sur l’examen ou la reprise des test pressings, il vaut parfois mieux regraver une dubplate ou un vinyle au studio et l’envoyer à l’usine.

Vos disques conviennent-ils au scratch et au DJing ?

Oui, mais nous adaptons la gravure à l’usage.

Pour le scratch, nous préférons des dubplates fines, découpées dans une plaque de PVC, un peu en dessous de 140 g. Le niveau est légèrement réduit pour éviter la distorsion avec les pointes de lecture plus larges des cellules de scratch.

Pour le mix de musiques électroniques (techno, bass music, etc.), nous cherchons le niveau le plus élevé possible selon le morceau et sa durée. Pour la techno, nous aimons les disques avec du volume, un peu « crunchy », et cette vibe vinyle. Précisez-nous votre usage.

Un disque gravé s’use-t-il plus vite ?

Non. Nos vinyles gravés sur des vierges pressés ne s’usent pas plus vite que ceux du commerce.

Pour le conserver, évitez le soleil et rangez-le bien verticalement pour qu’il ne se déforme pas. Vous pouvez aussi choisir une pochette et une protection adaptées.

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